Événements

Génocide arménien

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Le génocide arménien a eu lieu d’avril 1915 à juillet 1916[1]. Une grande partie de la population arménienne qui vivait sur le territoire actuel de la Turquie a péri au cours des déportations et massacres de grande ampleur[2]. Cela fut planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », dirigeant l’empire ottoman et engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Le génocide des Arméniens a été le premier[3] du XXe siècle[4] et a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d’Anatolie[5].

Préparés et organisés depuis Istanbul, alors capitale de l’empire, les déportations et les massacres ont été mis en œuvre à l’échelle locale par les responsables des divers districts et provinces chargés de rassembler leurs administrés arméniens, ainsi que par les soldats et gendarmes ottomans qui escortaient les convois jusqu’au désert et procédaient eux-mêmes à des exécutions ou laissaient libre cours à la violence de groupes de bandits armés (surtout des Kurdes, qui étaient en concurrence séculaire avec les Arméniens dans le sud-est anatolien) ou de criminels libérés en nombre par les autorités afin de renforcer les rangs des forces combattantes ottomanes et regroupés dans ce qui sera connu comme l’« Organisation spéciale »[6].

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Génocide rwandais
arton16569-27d02Le génocide rawandais a dix ans. Entre avril et juin 1994, quelque 800 000 tustis et hutus modérés étaient massacrés dans une fièvre de haine. Une tragédie dont le pays porte encore aujourd’hui les séquelles.
Le 6 avril 1994, l’avion qui transportait le président rwandais, Juvénal Habyarimana, et son homologue burundais, Cyprien Ntaryamira, s’écrasait à proximité de l’aéroport de Kigali. Au lendemain de ce drame, le pays plonge dans le chaos. C’est le début du cauchemar : le massacre des Tutsis et des Hutus modérés fait en moins de trois mois, plus de 800 000 victimes. Des vidéos retracent ces événements et expliquent les raisons de ce massacre.
Après la mort de Juvénal Habyarimana, la garde républicaine pro-Hutu est soupçonnée d’avoir perpétré l’assassinat de leur président qui s’était déclaré favorable à l’intégration politique des Tutsis. Cet événement tragique a mis le feu aux poudres et a conduit au massacre de l’ethnie tutsie, minoritaire dans le pays.

Durant cette guerre civile qui dura de 1994 à 1996, plusieurs réfugiés tutsis provenant de plusieurs pays voisins mais aussi des hutus dissidents se sont regroupés dans le Front patriotique du Rwanda (FPR) pour combattre l’armée régulière de l’ancien président. Explications de l’historien français, spécialiste de la Région des Grands Lacs, Jean-Pierre Chrétien.

 

Des acteurs du génocide échappent toujours à la justice internationale

Quinze ans après ce cauchemar, « ceux qui ont avoué leur rôle et demandé pardon, ont également choisi de regarder devant eux ; il y a maintenant des espaces où victimes et bourreaux se rencontrent ; là où ceci a lieu, tout est possible », a déclaré le président rwandais à ses concitoyens. Certains commanditaires du génocide ont été condamnés par des tribunaux compétents. En décembre 2008, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a condamné à la perpétuité le Colonel Théoneste Bagosora, surnommé « le colonel de l’apocalypse ». Ce Hutu de 67 ans, ancien directeur de cabinet du ministère de la Défense, était considéré comme le « cerveau » des massacres de 1994. Les responsabilités de plusieurs autres personnes, parmi lesquelles, des proches du président assassiné, ont été reconnues dans cette extermination de Tutsis. Protais Zigiranyirazo, un beau-frère de Juvénal Habyarimana a ainsi écopé de vingt ans de prison.

Si certains des acteurs de ces tueries ont été condamnés, des centaines d’autres échappent toujours à la justice internationale. Ils sont refugiés dans des pays proches comme la République démocratique du Congo, le Kenya… ou en Occident. En Belgique, au Canada ou encore en France, par exemple. Dans l’Hexagone, certains rescapés de cette tragédie ont déposé, en mars 2008, une plainte contre Agathe Habyarimana, la veuve du président assassiné en 1994. Un Collectif des parties civiles constitué par les rescapés et les familles des victimes, estime que l’ex-première dame rwandaise Agathe Habyarimana a contribué « à la planification, à l’organisation et à la direction du génocide ».

Relation tendue entre la France et le Rwanda

En août 2008, Kigali qui a rompu ces relations diplomatiques avec Paris, avait menacé de traduire en justice 33 personnalités françaises. Dans un rapport de 500 pages, les autorités rwandaises ont dénoncé l’implication du gouvernement français dans le génocide. Le document confirmait les responsabilités directes de treize politiciens et vingt militaires français dans ces tueries.

Alors que le Rwanda maintient ses accusations contre la France, cette dernière s’efforce, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, de normaliser ses relations avec le pays des Mille collines. En fin de semaine dernière, la justice française a annulé le mandat d’arrêt qui visait le chef du protocole de la présidence rwandaise, Rose Kabuye. Celle-ci avait été arrêtée le 9 novembre 2008 en Allemagne, puis extradée en France où elle était jusque-là mise en examen pour son rôle présumé dans l’attentat qui a tué le président Juvenal Habyarimana en 1994. Desormais, elle ne sera plus inquiétée par la justice hexagonale.

La France et le Rwanda s’efforcent donc de renouer leur relation diplomatique. C’est dans ce contexte que ce mardi soir, à Kigali, des milliers de bougies devaient être allumées au stade Amahoro en souvenir des victimes du génocide.

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